Félicité

Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver et régler les coûts de l’hôpital, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu. Primé avec le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin, ce film fait plonger dans la pleine vie.

Alain Gomis à propos de Félicité

«J’ai le sentiment qu’un film se construit sur des années, en convoquant une multitude de choses différentes. À l’origine de celui-ci, il y a des personnages existants, des femmes dont je suis proche, au Sénégal principalement. Des femmes fortes. Qui n’acceptent pas la compromission, qui prennent tout de plein fouet et ne plient pas sous les coups.

J’avais une admiration certaine pour cette droiture, tout en m’interrogeant sur le fait de vouloir à tout prix plier la vie à sa volonté. J’étais donc intéressé par cette dialectique de la lutte et de l’acceptation qui est une idée qui traverse mes films. Sur cela est venu se greffer l’accident d’un jeune cousin très proche qui a perdu sa jambe, après qu’elle ait été mal soignée. Je me souviendrai toujours de son regard de gosse de 17 ans qui a perdu la légèreté, pour qui la vie est comme finie. Son histoire était aussi liée à celle de sa mère que l’on soupçonnait de pratiques obscures. Cette réalité simple qui confronte l’invisible au quotidien est à la base du film. J’avais alors envisagé une sorte de Faust … et puis j’ai ‹rencontré› la musique du Kasai Allstars qui contenait tout cela.

Tshanda, qui joue Félicité, me disait que c’était ‹une femme à moitié en vie, à moitié morte›. Toute sa vie, elle s’était tenue droite, affrontant le monde, et avec l’accident de son fils arrivait la défaite. Tout ce qu’elle avait tenu à bout de bras jusque-là s’écroulait. Pour elle, la question était ‹est-ce que cette vie vaut le coup, est-ce que je reste là ou est-ce que je repars là d’où je viens?› C’est un personnage qui se tient à la frontière de ces deux options. Il était évident que Tshanda comprenait absolument cette possibilité de renoncement. Ensuite, moi je ne dis pas grand-chose du personnage à un comédien, j’essaie de rester très concret sur la situation, mais c’était cette espèce de ligne-là qu’on avait définie.»

Festivals & prix

Berlinale 2017: Grand Jury Prize, Silver Bear

Fespaco 2017: Étalon d'Or

Chicago International Film Festival: Prix du Jury (Silver Hugo)

Journées Cinématographiques de Carthage: meilleure actrice et meilleure musique

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Fiche technique

Titre original
Félicité
Titre
Félicité
RĂ©alisation
Alain Gomis
Pays
Congo, La RĂ©publique DĂ©mocratique du
Année
2017
Scénario
Alain Gomis
Montage
Fabrice Rouaud
Musique
The Kasaï Allstars, Arvo Pärt
Image
CĂ©line Bozon
Son
Benoît De Clerck
Costumes
Nadine Ostobogo Boucher, Emma Zola
DĂ©cors
Oumar Sall (le grand)
Production
Arnaud Dommerc, Alain Gomis, Omar Sall
Formats
DVD, Blu-ray, DCP
Durée
123 min.
Langue
Lingala/d/f
Interprètes
Véro Tshanda Beya (Félicité), Gaetan Claudia (Samo), Papi Mpaka (Tabu)

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Organisation

Revue de presse

«Das Porträt einer stolzen Frau, die in Kinshasa um ein wenig Glück kämpft, zeigt das Leben im Moloch auf faszinierend mehrstimmige Weise: schonungslos hart, momenthaft paradiesisch.» Patrick Straumann, Filmbulletin

«Wenn je das Wort Präsenz zutreffend war, dann bei Véro Tshanda Beya, die in der Titelrolle den Film «Félicité» dominiert. Auf der Berlinale ist die Darstellerin aus Kinshasa, die Betriebswirtschaftslehre studierte und hier in ihrer ersten Filmrolle zu sehen ist, als Neuentdeckung gefeiert worden. Ein nachhaltiges Filmerlebnis.» Christina Tilmann, NZZ

«Das kongolesische Drama besticht durch erzählerischen Wagemut und die Präsenz der Hauptdarstellerin. Ein starkes Stück afrikanisches Kino.» Julia Marx, Züritipp/Bund

«Véro Tshanda Beya als Félicité ist eine Entdeckung.» Catherine Silberschmidt, WOZ

«Aus Félicité geht ein Optimismus hervor, der sich den Realitäten des Kongos, seiner Gewalt, seiner Geschichte und seiner Aktualität bewusst ist. Ohne je weinerlich zu wirken wirft der Film das Licht auf die Emanzipation, den Kampf aber auch den Stolz des afrikanischen Volkes. Der Film wickelt langsam und atemberaubend das Bild des Kampfes von Félicité ab.» Théo Metais, cineman

«Als Zuschauer kann man kaum anders, als sich von diesem Sturm mitreissen zu lassen, seinem eigenartigen Rhythmus, seiner Hauptfigur.» Filmexplorer

«Ein atmosphärisch dichtes Filmjuwel.» Medientipp

«Ein dichter, atmosphärischer Einblick in den Alltag einer Millionenstadt.» Hannah El-Hitami, Amnesty Magazin

«Das Gesicht dieser Frau, gespielt von Véro Tshanda Beya, ist unvergesslich.» Frankfurter Allgemeine Zeitung, Verena Lueken

«Félicité: Ein Gesicht, das alles überstrahlt - Die kongolesische Theaterschauspielerin Véro Tshanda Beya hat eine Präsenz, die alles überstrahlt. Sie singt in „Félicité“ für ihre Würde, für das Leben und für ihren Sohn.» Tagesspiegel

«Avec Félicité, Gomis nous embarque à Kinshasa, au Congo, à la rencontre d’un nouveau personnage magnifique.» Le Monde

«Félicité est une aventure de cinéma intense qui embrasse tout : la vie quotidienne la plus démunie, l'amour, la musique, l'âme, l'Afrique!» Télérama

«Félicité gibt spannende Einblicke in das Leben einer Frau in Kinshasa, bürstet mit seiner ruhigen Erzählweise unsere Sehgewohnheiten auch ein wenig gegen den Strich - ein starker Aufschlag für das afrikanische Kino.» Radio RBB Berlin

«Die fesselnde Geschichte einer Frau am Rande der Gesellschaft.» Luzerner Zeitung

«Es ist ein faszinierender Film über eine tradierte Gesellschaft und die Möglichkeiten des Ausbruchs aus patriarchalischen Strukturen.» NZZ

«Nicht viele Filmfreunde gehen ins Kino, um einen afrikanischen Film zu sehen. Dabei verpassen sie einiges. Dies zeigt Félicité. Dank der unglaublichen Präsenz der Hauptdarstellerin Véro Tshanda Beya wird der Film trotz aller Truarigkeit zu einem sinnlichen Vergnügen. Er gibt Einblick in den afrikanischen Alltag, der wie Teil eines fremden Kontinents erscheint und gleichzeitig wegen den menschlichen Gefühlen, Enttäuschungen und Hoffnungen uns sehr nahekommt.» kath.ch

«Alain Gomis' atemloser Streifzug durch Kongos Hauptstadt.» Die Welt

«Un objet filmique unique, assez dément, qui parvient à décrire concomitamment le paradis et l’enfer. » Les Inrocks

«Un film magnifique, portrait sensible d’une femme dans le Kinshasa d’aujourd’hui, porté par l’intensité de ses acteurs et le magnétisme de la musique. » La Croix

«Un vibrant portrait de femme.» Première

«Félicité c’est un acte d’amour, un long poème bleu qui gravite dans la nuit kinoise et les jours assourdissants.» Africultures, Caroline Blache

«Une vraie claque.» RTS, Raphaël Wolf

«Brillant par sa simplicité et son intensité.» Libération

«D’une beauté et d’une force dont on ne voit guère d’exemples récents, a fortiori en provenance d’Afrique.» Slate.fr, Jean-Michel Frodon

«Un film d’une intensité ensorcelante qui nous fait découvrir la pure beauté de ce que d’ordinaire, on refuse de voir.» RFI

«Un film musical, sensuel qui rend hommage à ceux à qui la vie ne fait pas de cadeau.» TV8.ch

«Félicité est un film très juste, qui offre de la vie une vision riche et complexe, mélange de trivialité et de grâce, de lutte et de désespoir, de tragique et d’heureuse surprise.» La Croix, Arnaud Schwartz

«Gomis, ivre de liberté. Un Cassavetes en dreadlocks. Un rai de lumière dans la nuit africaine.» La Voix du Nord

«In the title role, Congolese singer-turned-actress Véro Tshanda Beya proves entirely mesmerizing from the moment the camera alights on her strong-featured, deep-gazing face, sometimes shading entire histories of dismissal, disappointment, and ongoing resistance into a single expression.» Variety

«While the picture-perfect Hollywood couple in La La Land sings odes to the perils of love and stardom, Felicite simply sings to survive.» Hollywood Reporter